Actualité Les teufeurs appellent à descendre dans la rue pour une « manifestive », à Toulouse

Les « teufeurs » appellent à une manifestation nationale, y compris à Toulouse, pour défendre la fête libre, le samedi 18 mars. Le point sur ce qui est prévu dans la Ville rose.

Publié le : 11/03/2017 à 17:18
Fotolia_1303656_Subscription_L.jpg
Plusieurs rassemblements sont prévus en France, dont une manifestation à Toulouse. (Photo illustration : Fotolia)

Les « teufeurs » et autres amateurs de la culture rave appellent à descendre dans les rues de Toulouse, samedi 18 mars 2017 de 14 à 18 heures, pour défendre la « fête libre » et la liberté d’expression en dansant au rythme de la techno. Un appel au rassemblement a en effet été lancé par le Collectif de la fête libre, qui regroupe une cinquantaine d’organisations, pour protester contre la répression des « free parties » en France.

Un évènement festif et revendicatif

Via les réseaux sociaux, plusieurs « manifestives » s’organisent ainsi dans des grandes villes de France, parmi lesquelles Paris, Nantes, Marseille, Lyon, Strasbourg, Clermont-Ferrand et… Toulouse ! Sur la page Facebook de la « manifestive » toulousaine, plus de 1 500 personnes ont d’ores et déjà annoncé qu’elles participeraient à l’évènement, plus de 3 500 autres se sont déclarées « intéréssées ». Les organisateurs de la manifestation espèrent, de leur côté, fédérer environ 3 000 personnes lors de cet évènement, qui se veut « festif et revendicatif ».

Ils demandent ainsi « l’arrêt immédiat et définitif des saisies de matériel sono », la « suppression de l’amendement Mariani », « l’arrêt immédiat des procédures abusives contre les organisateurs et les participants », la « possibilité d’avoir accès aux terrains publics inutilisés et exploitables pour [leurs] fêtes » mais aussi « un vrai changement dans la façon dont les mairies nous répondent quand nous les contactons ».

Outre leurs revendications, les férus de techno veulent aller à la rencontre du public afin de casser l’image parfois négative accolée aux « free parties » et montrer que ces fêtes font également partie du paysage culturel français, précise l’un des organisateurs.

Les free parties ne sont pas très connues, surtout en ville, car ces fêtes ont souvent lieu en milieu rural. Beaucoup de gens pensent qu’elles n’existent plus ou sont marginales, souligne un des organisateurs de la « manifestive » toulousaine.

Chars et sound systems dans le défilé

Amateurs de techno, sound systems, DJs et associations « concernées par la fête libre » sont appelés à se joindre à la manifestation et à défiler derrière les chars. « Le 18 mars, nous irons à la rencontre de la population et des médias pour partager notre motivation et notre vision de la culture, de la solidarité et du partage ! », est-il écrit.

Pour l’heure, on ignore d’où partira le rassemblement à Toulouse. Cependant, l’un des organisateurs de la manifestive toulousaine confie qu’une déclaration a été déposée en préfecture et que plusieurs réunions ont eu lieu avec les services de l’État, de la mairie et de la police afin d’établir un parcours sécurisé, en raison des contraintes de sécurité actuelles. Le parcours de la manifestation devrait être connu dans les prochains jours. En 2014, une manifestation similaire avait rassemblé plusieurs milliers de personnes à Toulouse.

Photo de Mylène Renoult

Mylène Renoult

Journaliste Côté Toulouse
Captcha en cours de génération.....Version audio
Changer l'image