Économie À Toulouse, les prix de l'immobilier ancien ont flambé de 10% en cinq ans

Toulouse figure parmi les trois grandes villes françaises où les prix de l'immobilier résidentiel ancien ont les plus augmenté en cinq années (10 %), avec Bordeaux et Rennes.

Publié le : 17/01/2017 à 14:08
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Selon MeilleursAgents.com, Toulouse fait partie des trois villes françaises qui ont connu les plus fortes hausses des prix de l'immobilier sur les cinq dernières années. (Photo illustration : Flickr/cc/Pistolero31)

En cinq ans, le prix de l’immobilier ancien a flambé de 10 % dans la Ville rose. Toulouse figure ainsi parmi les trois grandes villes françaises où les prix de l’immobilier résidentiel ancien ont le plus augmenté depuis 2011, derrière Bordeaux (17 %) et au même niveau que Rennes (10 %), selon le site MeilleursAgents.com, qui fait le point sur l’évolution du marché immobilier toulousain après la publication de son baromètre mensuel des prix de l’immobilier résidentiel à Paris, en Île-de-France et dans les dix plus grandes villes de l’Hexagone.

Une hausse qui témoigne d’une « forte attractivité »

Cette hausse « témoigne de la forte attractivité de ces villes (emploi, rénovation, urbaine, travaux d’infrastructure », précise le site MeilleursAgents.com. La Ville rose séduit en effet de plus en plus et s’est même placée en tête des villes qui ont enregistré la plus forte hausse de la population selon les derniers chiffres de l’Insee publiés début 2017.

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Si les prix de l’ancien ont fortement augmenté sur les cinq dernières années, l’année 2016 a été marquée par une légère hausse des prix (0,8 %), bien moindre que celles connues par Lyon (+6,6 %), Bordeaux (+5 %) ou encore Paris (+4,7 %) sur la même année.

[Carte] Les variations des prix de l’ancien en France en 2016 (chiffres en gras) et sur les cinq dernières années (entre parenthèses) :

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(Carte : MeilleursAgents.com)

Moins d’acheteurs en 2016, mais des taux plus faibles

Autre constat : la baisse du nombre d’acheteurs à Toulouse (1,2 acheteurs pour un bien mis en vente en 2016, contre 2,4 en 2011) n’a pas conduit, comme d’ordinaire dans ce genre de configuration, à une diminution des prix de l’immobilier. Boostés par la baisse générale des taux d’intérêt sur plusieurs années, les acheteurs ont ainsi vu leur pouvoir d’achat augmenter (et par conséquent, leur capacité d’emprunt) et en ont profité pour acheter.

Ainsi, alors que le taux d’emprunt moyen sur 20 ans était de 4,3 % en 2011, il a chuté à 1,5 % seulement en 2016. Dans ces conditions, un ménage pouvait emprunter en 2011 160 000 € pour une mensualité de 1 000 €. En 2016, ils pouvaient emprunter 207 000 € pour la même mensualité, son pouvoir d’achat a augmenté de +29 %. Ce « dumping » du crédit a totalement compensé la faiblesse de la demande en 2016.

Les évolutions du nombre d’acheteurs et de la capacité d’emprunt entre 2011 et 2016 :

 

(Infographie : MeilleursAgents.com)
(Infographie : MeilleursAgents.com)

Quid de 2017 ?

Si la baisse des taux d’intérêt a marqué l’année 2016, le site MeilleursAgents.com prévoit une légère remontée des taux pour l’année 2017. Le prix du marché dépendra toutefois de trois facteurs majeurs, à savoir l’évolution des taux, l’emploi et les élections (présidentielle et législatives). Au regard de l’augmentation des taux des obligations d’État depuis la fin de l’année 2016 (aux États-Unis, en Europe et en France), considérés par le site comme « les meilleurs indicateurs avancés de l’évolution des crédits immobiliers », et de la « stabilisation de la population en emploi stable », Meilleursagents.com table sur des évolutions de prix de l’ancien comprises entre 0 et +3 % pour l’année 2017.

Photo de Mylène Renoult

Mylène Renoult

Journaliste Côté Toulouse
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