Société Le DAL 31 installe un campement à Jean Jaurès pour réclamer le relogement de 40 sans-abri

Les membres du DAL ont installé un campement de quarante tentes à Jean Jaurès, jeudi 18 février à Toulouse. Ils demandent le relogement d'une quarantaine de sans-abri.

Publié le : 18/02/2016 à 11:17
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Un campement de quarante tentes est installé sur les allées Roosevelt, à Jean Jaurès. (Photo : Côté Toulouse/X.L)

Quelques tentes pour quarante sans-abri. Les militants du droit au logement ont installé un campement à Jean Jaurès, sur les allées Roosevelt devant le cinéma UGC, pour interpeller une nouvelle fois les pouvoirs publics, jeudi 18 février dans la matinée.

Après avoir occupé les locaux du Conseil régional à Toulouse jeudi dernier, les membres du DAL de Haute-Garonne réclament de nouveau le relogement d’une quarantaine de leurs adhérents, faute d’une solution globale trouvée à l’issue de leur précédente action.

Une proposition de relogement globale

Jeudi 11 février, une solution avait été proposée pour huit femmes, membres du collectif, qui ont toutefois refusé d’être relogées tant qu’une proposition n’était pas mise sur la table pour la quarantaine d’adhérents.

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À 21 ans, Alexandre demande un logement pour « intégrer l’école de la deuxième chance. Car sans logement c’est pas possible. » À la rue depuis quatre ans, il plante des tentes jusqu’à trouver un logement. S’il lui arrive d’appeler le 115, le jeune homme n’en attend pas un hébergement « car c’est invivable dans les foyers », confie t-il.

À ses côtés, Yassin a fui Djibouti depuis 2014, pour finalement arriver en France l’année dernière. « J’ai tourné en rond à Toulouse. En Belgique, où j’ai atterri, j’ai été dans un centre mais je croyais que ce serait pareil en France. Et en fait, je suis à la rue depuis un an », explique ce demandeur d’asile.

Une procédure de référé engagée par la mairie et la préfecture

Les membres du DAL sont décidés à tenir le camp jusqu’à ce qu’une solution globale soit trouvée…. Ou jusqu’à ce qu’ils soient délogés. La mairie de Toulouse et la préfecture de région  n’a pourtant pas préféré cette solution. Dans un communiqué conjoint, les deux institutions ont annoncé avoir engagé une procédure de référé, « afin qu’il soit mis un terme à cette occupation du domaine public ».

Le choix de cette procédure juridictionnelle a été préférée à une intervention immédiate des forces de l’ordre afin de garantir le respect du contradictoire et de bénéficier d’une décision de justice permettant, si le juge en décide, de procéder à l’évacuation des lieux, précisent la mairie et la préfecture tout en précisant ne pas pouvoir « tolérer ce type d’actions dans la mesure où la Ville et l’État sont en lien régulier avec les associations du secteur, y compris le DAL » et n’avoir « refusé une rencontre avec eux. »
Les militants du DAL seront reçus à la préfecture, jeudi 18 février, à 20 h.

Photo de Xavier  Lalu

Xavier Lalu

Journaliste, chef de projet à Côté Toulouse
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