Aéronautique & Espace À Toulouse, la Cité de l'espace a 20 ans, et croit toujours en sa bonne étoile

Plus grand centre de culture scientifique d'Europe, la Cité de l'espace fête ses 20 ans en 2017. Avec un programme astronomique tout au long de l'année pour célébrer l'événement.

Publié le : 07/02/2017 à 09:01
Un astronaute en scaphandre s’anime, lors de l'exposition éponyme, à la Cité de l'espace de Toulouse (Photo : Cité de l'espace / Manuel Huynh)
Un astronaute en scaphandre s’anime, lors de l'exposition éponyme, à la Cité de l'espace de Toulouse (Photo : Cité de l'espace / Manuel Huynh)

En témoigne l’engouement autour de la bande à Pesquet : les Français sont plus que jamais attirés par l’aventure spatiale. Et là-dessus, Toulouse a une formidable carte à jouer.

L’espace est inscrit dans le code génétique de la ville, sourit Jean-Claude Dardelet, vice-président de Toulouse Métropole. La Cité de l’espace a fait son big bang, et elle est aujourd’hui en expansion.

Le plus grand centre d’Europe

C’est en 1997 qu’a vu le jour, à Toulouse, le plus grand centre de culture scientifique d’Europe, et même du monde si l’on excepte les États-Unis. Que de chemin parcouru en 20 ans, depuis que le projet de Dominique Baudis, alors maire, est sorti de terre.

La Cité de l’espace, c’est désormais un peu (beaucoup) de la carte postale de Toulouse. Le site le plus visité de la Ville rose a d’ailleurs enregistré un nouveau record de fréquentation en 2016, avec 323 100 visiteurs, parmi lesquels 305 000 payants.

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En 2017, la barre symbolique des six millions de visiteurs pourrait d’ailleurs être franchie.

La Cité de l’espace a connu une croissance régulière au fil des ans. Avec un objectif : toucher tous les publics, pas seulement les scientifiques. « Nous voulons nous adresser aux passionnés, mais aussi aux curieux et aux rêveurs », insiste Jean-Baptiste Desbois, directeur général de la Cité de l’espace. Rendre la conquête spatiale accessible à tous : c’est le défi de ce parc à thèmes unique, dans la capitale européenne de l’aéronautique et de l’espace.

Le public peut travailler avec un gant pressurisé comme dans le vide spatial, à la Cité de l'espace. Une expérience étonnante (Photo : Cité de l'espace / Manuel Huynh)
Le public peut travailler avec un gant pressurisé comme dans le vide spatial, à la Cité de l'espace. Une expérience étonnante. (Photo : Cité de l'espace/Manuel Huynh)

Moteur de l’attractivité toulousaine

Au final, le public vient de toute la région (39 %), d’ailleurs en France (47 %) ou du reste du monde (14 %) pour découvrir la réplique de la fameuse fusée Ariane 5, du vaisseau Soyouz et d’autres satellites. Ou pour visiter le modèle grandeur nature de la station spatiale Mir.

Véritable moteur pour l’attractivité de Toulouse, la Cité de l’espace entend surtout participer à la diffusion de la culture scientifique. Et cela passe par de l’événementiel, comme lors de la retransmission du décollage de la fusée Soyouz de Thomas Pesquet, qui a rejoint la station spatiale internationale en novembre.

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Ou comme avec l’exposition « Astronautes », qui permet de comprendre la mission de Pesquet et ses comparses dans l’espace. « Répondre à la curiosité », l’éternel défi de la Cité.

Un véritable exemplaire de la station Mir avait été cédé par la Russie à la Cité de l'espace en 1998 (Photo : © Cité de l'espace / Alex Piechta)
Un véritable exemplaire de la station Mir avait été cédé par la Russie à la Cité de l'espace en 1998. (Photo © Cité de l'espace/Alex Piechta)

Sur la thématique des « astronautes »

Dans ce droit fil, de nombreux événements sont prévus pour marquer ces deux décennies. D’autant que Toulouse a été désignée « Capitale européenne de la science 2017/2018 ». Et qu’elle a pris la présidence de la Communautés des villes Ariane cette année.

2017 sera une année exceptionnelle, qui vient ponctuer 20 ans d’engagement pour la science, notre ADN, mais aussi pour le tourisme, relève Jean-Baptiste Desbois.

Plusieurs événements sont ainsi prévus en 2017, dont certains d’envergure internationale, avec le concours des acteurs de l’espace, de la culture scientifique, de l’éducation et du tourisme. La thématique « astronautes » sera le fil conducteur de plusieurs rendez-vous.

Les principaux événements au programme

  • Il y a donc l’exposition « Astronautes », qui a débuté en octobre 2016 et se poursuit jusqu’à fin 2018. Sa finalité est de permettre au public de « partager le quotidien extraordinaire des astronautes en mission dans la Station spatiale internationale ».
  • Le Congrès scientifique des enfants, jeudi 30 mars 2017, sera en direct depuis Toulouse, Vaulx-en-Velin, Strasbourg et Paris. Cet événement annuel est réalisé par des enfants d’écoles élémentaires, de 9 à 11 ans. Pour cette édition exceptionnelle, Thomas Pesquet s’adressera en direct à eux depuis l’espace.
  • Le festival Ciel en Fête, rendez-vous incontournable du grand public, des astronomes amateurs et des professionnels autour de l’astronomie et de l’espace, se tiendra du 2 au 4 juin 2017, avec de nombreuses activités (salon du matériel astronomique, conférences, séances du Planétarium, animations, ateliers, soirées musicales et d’observations du ciel, Troc’Astro).
  • L’ouverture du Planétarium totalement renouvelé à l’été 2017 sera l’un des grands rendez-vous de l’année. La Cité de l’espace promet un planétarium « dernière génération et interactif ». Un chantier de deux millions d’euros, porté par Toulouse Métropole.
  • En 2017, le 30e Congrès mondial des astronautes se tiendra pour la première fois en France, à Toulouse. Une centaine d’astronautes est attendue du 16 au 20 octobre 2017. Au programme : une semaine d’échanges professionnels, mais aussi de rencontres et de partage avec le public. A noter, là-aussi, la participation de l’astronaute Thomas Pesquet.
  • En clôture du congrès mondial des astronautes se tiendra vendredi 20 octobre, la Journée anniversaire de la Cité de l’espace, un grand événement public intitulé « 20 ans de passion pour l’espace », autour duquel les organisateurs gardent un peu de suspense. C’est également la Cité de l’espace qui coordonnera pour la France, la semaine mondiale de l’espace, du 4 au 10 octobre 2017.
  • Enfin, le « Festival des étoiles et des ailes » se tiendra du 10 au 12 novembre 2017. Ce grand événement aéronautique et spatial proposera un salon du livre, un festival de film, des conférences, une soirée de gala et des animations.
Jean-Baptiste Desbois, directeur général de La Cité de l'espace, aux côtés de Jean-Claude Dardelet, vice-président de Toulouse Métropole (Photo : Côté Toulouse / G.L.)
Jean-Baptiste Desbois, directeur général de La Cité de l'espace, aux côtés de Jean-Claude Dardelet, vice-président de Toulouse Métropole (Photo : Côté Toulouse/G.L.)

Et bientôt, Ariane 6 ?

À plus long terme, Jean-Baptiste Desbois et son équipe réfléchissent évidemment au développement de la Cité. Quels équipements pourraient venir étoffer le parc toulousain ? « Naturellement se pose naturellement la question d’Ariane 6, dont le premier vol est prévu mi-2020, mais nous avons aussi bien d’autres projets ».

Selon Sylvie Rouillon-Valdiguié, vice-présidente de la Métropole en charge du Tourisme, la Ville rose pourrait par exemple s’inviter dans l’Exposition universelle de 2025 à Paris, avec « un écho scientifique à Toulouse ». Un écho teinté d’aéronautique et d’espace, naturellement.

Guillaume Laurens

Rédacteur en chef adjoint
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