Économie Toulouse parmi les centres-villes les plus dynamiques de France sur le plan commercial

Selon l'étude menée par la fédération du commerce spécialisé Procos, Toulouse figure sur le podium des centres-villes les plus dynamiques de France sur le plan commercial. Détails.

Publié le : 01/02/2017 à 07:19
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Le centre-ville de Toulouse, le troisième parmi les plus dynamiques selon l'étude Procos. (Photo : Côté Toulouse/Delphine Russeil)

Malgré des mouvements d’enseignes incessants, des indépendants qui souffrent parfois des loyers qui leur sont imposés et d’une concurrence féroce des centres commerciaux en périphérie, le centre-ville de Toulouse figure parmi les plus dynamiques de France sur le plan commercial.

Selon l’étude publiée la fédération du commerce spécialisé Procos, la Ville rose figure en effet sur le podium en troisième position, derrière Strasbourg (1er) et Nantes (2e), et devant Grenoble (4e) et Rennes (5e).

Toulouse, malgré un historique de politique de logement très favorable aux communes périphériques, bénéficie d’un dynamisme démographique important, d’un métro, d’un commerce de centre-ville concentré, d’une qualité de vie liée à son positionnement géographique et l’attractivité économique et touristique importante de la Ville rose, indique Procos.

Selon Procos, Toulouse « a su s’adapter »

Pour la fédération du commerce, Toulouse fait partie de ces villes qui « ont su s’adapter aux évolutions » et qui enregistrent donc un taux de vacance moyen de 7 % contre 9,5 % en moyenne nationale.

La Ville rose recueille visiblement ici les fruits d’une politique commerciale offensive menée depuis 2006 et la mise en place d’un des premiers managers de centre-ville de France, Arnaud Ernst, parti depuis sous d’autres cieux.

Un travail de fond que ce dernier a enclenché à l’occasion du premier aménagement de la rue d’Alsace-Lorraine en 2006-2007 et qu’il a notamment poursuivi avec la mise en place d’un périmètre de sauvegarde pour la préemption à la promotion de l’offre commerciale, des opérations de requalification des pôles commerciaux, l’instauration d’un plan de merchandising pour doper le commerce de proximité et des actions pour maintenir une diversité minimale des enseignes.

La Ville rose attire les grandes enseignes internationales

Le manager a aussi travaillé à attirer de grandes enseignes en leur trouvant le meilleur emplacement possible, en fonction de leur concept et de la cible recherchée. Au quotidien, il est intervenu sur des problèmes concrets liés au commerce tel que la propreté, la voirie, l’éclairage. Une vision transversale du commerce dont Procos loue les résultats dans son étude.

Pour les villes leaders du classement, il apparaît qu’au moins trois des cinq critères suivants sont toujours respectés : l’accessibilité multimodale, un plateau piéton étendu à la taille du cœur de ville, un bon partage de l’espace public entre voiture et piéton (parkings de centre-ville …), l’organisation d’événements culturels et touristiques récurrents, ainsi que la présence importante d’activités culturelles de loisirs (marchandes et non marchandes), indique en effet Procos.

Cerise sur le gâteau pour Procos : Toulouse, comme les villes du haut du classement, attire les grandes enseignes internationales comme Sephora, Nespresso, Nyx Cosmetics et bientôt, en 2018, Primark et Uniqlo.

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Plusieurs secteurs marchands identifiés

Des grandes enseignes qui s’insèrent dans plusieurs secteurs marchands, mis dernièrement en lumière par une étude de la chambre de commerce et d’industrie de Toulouse.

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Ces secteurs marchands pourraient permettre aux commerces indépendants de mieux s’insérer dans un tissu commercial où ils demeurent majoritaire, mais dans lequel ils souffrent de plus en plus, en vertu des loyers qui sont demandés sur les surfaces commerciales moyennes.

La Méthodologie de Procos
La comparaison a été effectuée sur un échantillon de 212 cœurs marchands répartis en 5 catégories avec deux facteurs principaux : la population de l’unité urbaine et le nombre de commerces du cœur de ville. Ces deux critères se combinant, ils ne correspondent pas systématiquement à la classification utilisée par l’Insee pour qualifier les villes, l’Institut se référant uniquement au nombre d’habitants. Par souci de cohérence, et pour éviter de biaiser les résultats, Paris et la région parisienne ont été écartés du palmarès. De par sa population, sa structure marchande et les fortes interactions entre les territoires, la capitale et sa région ne sont pas comparables aux autres villes françaises. Sources : les données socio-démographiques, source INSEE 2013. Les données relatives à la structure marchande des centres-villes : source Codata 2016, retraitement Procos. Les données de performance des enseignes : source Baromètre Procos 2015.

Photo de David Saint-Sernin

David Saint-Sernin

Journaliste
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