Actualité À Toulouse, le futur téléphérique fait des vagues au lycée où doivent passer les cabines

Le futur Téléphérique Urbain Sud de Toulouse, qui doit voir le jour en 2020, fait grincer des dents au lycée Bellevue où doivent passer les cabines. Des discussions sont en cours.

Publié le : 26/04/2017 à 07:17
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Image de synthèse de la future station de l'hôpital Rangueil. (Photo : Tisséo-SMTC/SMAT/Groupement POMA - Image 3D non contractuelle)

Le Téléphérique Urbain Sud de Toulouse, c’est l’un des projets phares en matière de transport en commun de l’agglomération, d’ici 2020. Sur trois kilomètres, et via trois stations placées à l‘Université Paul-Sabatier, à Rangueil et à l’Oncopole, ce nouveau franchissement de la Garonne doit permettre de passer outre la colline de Pech David, en l’espace de dix minutes. Et, peut-être, de désengorger le périphérique entre l’échangeur de Langlade et Rangueil.

Le tracé en discussion

Si sa réelle influence sur le trafic routier reste à démontrer – Tisséo estime espère une fréquentation de 7 000 passagers par jour sur ce tronçon – notamment en l’absence d’un accès très aisé au futur parking de l’Oncopole depuis le périphérique, ce téléphérique urbain promet de faire parler jusqu’à sa livraison annoncée pour 2020.

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Et ce n’est pas une promesse de Gascon, puisque des discussions sont déjà en cours autour du tracé, qui ne fait pas forcément consensus.

Le projet de téléphérique doit voit le jour en 2020. Il reliera l'Oncopole à l'université Paul Sabatier en passant sur les terrains du lycée Bellevue (Document Tisséo)
Le projet de téléphérique doit voit le jour en 2020. Il reliera l'Oncopole à l'université Paul Sabatier en passant sur les terrains du lycée Bellevue (Document Tisséo)

Des oppositions au lycée Bellevue

La levée de bouclier est venue du lycée Bellevue qui a lancé, il y a près d’un an, une pétition contre le projet qui doit traverser le parc du lycée, dont le château est un monument classé. Depuis plusieurs mois, les professeurs du lycée estiment que cette implantation provoquerait trop de désagréments : visuels avec pylône imposant devant les bâtiments, et sonores avec le passage des cabines toutes les une minute trente.

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Le proviseur, qui ne souhaite pas s’exprimer, a rencontré ces derniers jours Francis Grass, le président de la Société de la mobilité de l’agglomération toulousaine (SMAT) et, à ce titre, chargé de la réalisation du projet.

Des réunions de présentation du projet ont actuellement lieu avec les représentants du CHU de Toulouse, de l’Oncopole, de Bellevue et de Paul-Sabatier.

Des études de bruit à venir

« Nous avons en effet décidé de concerter avant même la phase d’enquête publique, qui doit avoir lieu début 2018. Il s’agit d’anticiper les questions qui se poseront lors de l’enquête publique dès la conception », indique Francis Grass.

Outre les discussions, le maître d’ouvrage va tenter de répondre aux inquiétudes des personnels et élèves du lycée Bellevue.

Des études de bruit précises vont être réalisées à différents moments et à différents endroits du site pour mesurer le bruit qu’il y a actuellement à Bellevue. Puis nous ferons des simulations, via des méthodes scientifiques, pour anticiper le bruit que fera le téléphérique, explique Francis Grass.

Ces études viendront étayer le dossier de l’enquête publique qui démarrera dans quelques mois.

Photo de David Saint-Sernin

David Saint-Sernin

Journaliste
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