Rugby Stade Toulousain. La succession du président René Bouscatel est officiellement ouverte

Jeudi 27 avril 2017, le Conseil de surveillance du Stade Toulousain a officiellement lancé la campagne pour l'élection du nouveau président, qui se déroulera fin juin. Détails.

Publié le : 28/04/2017 à 13:58
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René Bouscatel pourrait se représenter en juin 2017 ou soutenir Didier Lacroix. (Photo : Côté Toulouse/Delphine Russeil)

La course à la présidence du Stade Toulousain, lancée en 2016, est officiellement ouverte. Jeudi 27 avril 2017, le Conseil de surveillance du club a lancé un « appel à candidatures » pour les prétendants à la succession de René Bouscatel, en poste depuis 1993 du côté d’Ernest-Wallon.

« Appel à candidatures »

Le mandat du directoire de la SASP du Stade Toulousain rugby prenant fin le 30 juin 2017, le Conseil de surveillance de la SASP fait appel à candidatures. Ces dernières devront être envoyées avant le 10 mai 2017 au siège social du club par lettre recommandée et parrainées par trois membres du conseil de surveillance. Les candidats retenus seront informés des modalités ultérieures, indique le Stade Toulousain dans un communiqué.

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Bouscatel : « Je ne me déterminerai qu’au dernier moment »

Deux candidats, même s’ils ne se sont pas manifestés officiellement, tiennent la corde en coulisses : Hervé Lecomte, le président du Conseil de surveillance, et Didier Lacroix, ancien troisième ligne des Rouge et Noir et actuel patron de la régie publicitaire du club, À la Une. « En fonction de qui se présentera, je me présenterai ou pas pour soutenir quelqu’un si c’est nécessaire et s’il en a besoin. Je ne me déterminerai qu’au dernier moment, mais ce n’est ni un objectif ni un projet, mais une éventualité par défaut. J’attends de voir la personnalité des candidats et si j’estime qu’ils vont dans l’intérêt du club », a réagi René Bouscatel, qui n’est pas insensible au profil de Didier Lacroix. « Il aurait l’étoffe et la compétence. Cela fait 20 ans que je travaille avec lui ».

Préférence pour Didier Lacroix

Interrogé sur l’incompatibilité entre la fonction de Didier Lacroix et une éventuelle ambition présidentielle en rouge et noir, René Bouscatel nuance :

Le fait d’être à la régie ne crée pas d’incompatibilité. Il peut y avoir des conflits d’intérêt, mais il y a toujours des solutions. Moi, en 2002, quand le club est devenu professionnel, j’étais avocat. Là, il existait une incompatibilité. Mais Didier Lacroix n’a même pas à faire ce choix !

Objectif : préserver le modèle économique

Concernant la situation financière du Stade, René Bouscatel, ce dernier affirme que le club « n’a pas des fonds négatifs, mais il faut reconstituer une partie des fonds propres, soit 15% de la masse de la salariale. Nous les aurons. Il n’y a aucun souci particulier au Stade Toulousain, même si l’année a été difficile de par les résultats sportifs et le dépôt de bilan de notre équipementier, qui absorbe en grande partie les fonds propres ».

Un René Bouscatel qui défend le modèle économique du Stade. En d’autres termes, pas de mécène sur les bords de Garonne, ni un président extérieur au sérail ! « Le club trouvera en interne ses propres ressources », rassure René Bouscatel.

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Photo de Anthony Assemat

Anthony Assemat

Journaliste, chef d'édition à Côté Toulouse
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