Politique Présidentielle : en meeting à Toulouse, Marine Le Pen peut-elle remplir le Zénith ?

Marine Le Pen tiendra meeting à Toulouse, samedi 15 avril 2017, juste avant le premier tour de l'élection présidentielle. Le FN au Zénith, une grande première dans la ville rose.

Publié le : 05/01/2017 à 18:20
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Marine Le Pen prépare son tour de France pour l’élection présidentielle de 2017. Et elle s'arrêtera à Toulouse. (Photo illustration : Flickr/cc/Global Panorama)

Marine Le Pen prépare son tour de France pour l’élection présidentielle de 2017. « Elle fait la tournée des Zénith », relève Julien Leonardelli, secrétaire départemental du FN en Haute-Garonne. Un meeting de la rock star du Front national est donc prévu samedi 15 avril 2017 au Zénith de Toulouse. Une grande première. Huit jours à peine avant le premier tour.

« Près de 4 000 adhérents » au FN en Haute-Garonne

Pourquoi Toulouse, plutôt qu’une ville de l’ex-Languedoc-Roussillon, terrain traditionnellement plus fertile pour le FN ? « C’est la quatrième ville de France ! Et puis, nous faisons un meeting par grande région. Il y en aura trois grands dans le Sud : à Marseille, Bordeaux et donc Toulouse pour l’Occitanie ».

À l’inverse du PS, nous sommes sur la pente ascendante à Toulouse, poursuit Julien Leonardelli. L’objectif est d’une part, d’emmener Marine Le Pen à l’Élysée. Et d’autre part, de faire au niveau local les scores les plus importants qui soient, dans la perspective des prochains combats.

En 2012, derrière le Front de gauche

Au regard des derniers scrutins, et comparativement aux autres villes du Sud, le Front national a pourtant de la marge à Toulouse, qui reste une vraie terre de mission. Au premier tour de la présidentielle 2012, avec seulement 10,34 %, Marine Le Pen n’arrivait qu’en quatrième position dans la Ville rose, loin derrière le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon, à 15,91 %. Mais l’écart s’estompe au fil des ans. Et Julien Leonardelli veut croire que la mayonnaise prendra, ici aussi. Et se sent pousser des ailes.

Nous approchons les 4 000 adhérents sur le département. Nous avons recueilli de bons scores aux dernières élections départementales et régionales, insiste Julien Leonardelli. Ce meeting, c’est un moment crucial pour le parti et la région, bien au-delà de la présidentielle. D’élection en élection, nous progressons à Toulouse. Notamment sur certains quartiers qui ne nous étaient pas acquis, comme ceux de la Côte Pavée, Saint-Cyprien, des Minimes et de bien d’autres.

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Au second tour des élections régionales 2015, remportées par la socialiste Carole Delga, la liste de Louis Aliot, par ailleurs compagnon de Marine Le Pen, avait recueilli 33,87 % des suffrages, devenant la première force d’opposition au conseil régional, devant la droite. Cette fois encore, le Front national butait sur la ville de Toulouse, où son score restait près de deux fois moindre que l’ensemble de la région : 18,27 %.

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Marine Le Pen peut-elle remplir le Zénith ? Et quel Zénith ?

Toulouse reste la seule grande ville d’Occitanie qui résiste encore à l’enracinement du FN. Mais au fil des scrutins, le fossé se résorbe peu à peu avec les autres territoires de la région. Et le FN, qui a déjà tenu meeting au Parc des expositions (en 2012), au centre de congrès Pierre Baudis (en 2007), voit plus grand et vise cette fois un symbole fort : le Zénith.

Marine Le Pen peut-elle remplir le Zénith ? « Naturellement », argue Julien Leonardelli. Reste à savoir de quel Zénith on parle, puisque la jauge est modulable, de 6 600 personnes en configuration « tout assis », 12 000 personnes au grand maximum. Toujours est-il qu’elle est à l’heure actuelle la seule candidate à la présidentielle 2017 à avoir réservé le Zénith.

Gageant que le vote « frontiste » peut essaimer de l’ex-Languedoc-Roussillon à l’ensemble de la région, le FN va multiplier les coups médiatiques avec la venue de personnalités, avant le rendez-vous régional au Zénith. À commencer par une « galette des rois » jeudi 29 janvier 2017 à Blagnac (Haute-Garonne), avec l’ex-trublion du FN, revenu en grâce auprès de Marine Le Pen : le sulfureux Bruno Gollnisch.

Guillaume Laurens

Rédacteur en chef adjoint
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