Actualité Présidentielle 2017. Un record de votes blancs et nuls à Toulouse et en Haute-Garonne

Le second tour de la présidentielle a été marqué par une forte hausse du vote blanc ou nul en Haute-Garonne, dimanche 7 mai, concernant 12% des bulletins.

Publié le : 08/05/2017 à 17:50
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Entre le premier et le second tour de l'élection présidentielle, les votes blancs et nuls ont été multipliés par 5 en Haute-Garonne et par 6 à Toulouse ! (Photo: leperche.fr)

Comme partout en France, le second tour d’élection présidentielle a signé une nette victoire d’Emmanuel Macron mais a également été caractérisé par une forte progression du vote blanc ou nul dans les urnes de Haute-Garonne, dimanche 7 mai 2017.

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Si l’abstention a été choisi par 24,32% des électeurs inscrits, pas moins de 12,05% des votants ont exprimé leur contestation ou leur non choix en ne glissant aucun bulletin dans l’enveloppe de vote où en déposant dans l’urne un bulletin comportant un signe de reconnaissance, qui contrevient au secret du vote.

C’est un demi-point de plus que la moyenne nationale établie à 11,47%.

Toulouse : six fois plus de vote blanc ou nul qu’au premier tour

Au total, le phénomène représente 82 677 bulletins en Haute-Garonne : 60 372 vote blancs et 22 307 bulletins nuls.

Lors du premier tour, voté le 27 avril 2017, le nombre de vote blancs ou nuls était de 16.475.

A Toulouse, le delta est encore plus grand puisque le nombre de vote non exprimés est multiplié par six par rapport au premier tour : 19.294 contre 3.480 !

Plus 6,5% par rapport à la présidentielle de 2012

Le chiffre est également en augmentation par rapport au comportement électoral observé lors de l’élection présidentielle de 2012, mettant aux prises François Hollande (PS) et Nicolas Sarkozy (UMP) au second tour.

En Haute-Garonne, 5,5% des votants s’étaient ainsi exprimés pour un total de 38 855 votes.

Le « Ni-Ni » des électeurs de Mélenchon et Fillon

S’il est courant d’observer une progression nette des votes blancs et nuls entre les premiers et seconds tours d’une élection présidentielle, jamais un tel score n’avait été atteint dans le département (comme partout en France, rappelons-le).

L’étiolement de l’usage du fameux front républicain, le désespoir des électorats de candidats éliminés au premier tour, comme le refus de donner une consigne de vote de certains candidats battus explique ce phénomène.

Ce dernier cas s’illustre assez bien à Toulouse, où Jean-Luc Mélenchon sortait nettement victorieux du premier tour, il y a deux semaines et où votes blancs et nuls explosent au soir du second tour…

Photo de Pascal Pallas

Pascal Pallas

Editeur / Rédacteur en chef
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