Actualité Le périphérique de Toulouse sera partiellement éclairé... pour l'instant

Après plusieurs années de débats et de longs mois d'études, la préfecture va tester un plan d'éclairage sur le périphérique de Toulouse en attendant de mener de nouvelles études...

Publié le : 17/03/2017 à 18:02
Les Toulousains vont devoir s'habituer à rouler dans le noir sur le périphérique (Photo Côté Toulouse/D.S-S.)
Les Toulousains vont devoir s'habituer à rouler dans le noir sur le périphérique (Photo Côté Toulouse/D.S-S.)

Le périphérique doit-il être plongé dans le noir ou éclairé ? Un peu des deux répondent la préfecture et la mairie de Toulouse qui se prononcent avec beaucoup de précautions sur cette question. Après plusieurs années d’études et de concertations, l’État et les collectivités ont donc décidé de rétablir, maintenir, voire développer l’éclairage sur :

  • les noeuds et bifurcations autoroutières,
  • les bretelles d’accès,
  • les plate-formes de péage,
  • les zones où « l’éclairage du périphérique participe à l’éclairage des zones urbaines voisines ».

Le périphérique encore en grande partie dans le noir

En dehors de tous ces lieux, la voirie sera plongée dans le noir « à condition que les études confirment l’intérêt d’un tel arrêt pour la sécurité des usages ». Rien n’est donc vraiment figé. Des études doivent d’ailleurs être réalisées dans le courant de l’année pour « préciser les zones géographiques concernées et les investissements nécessaires ». Des travaux seront alors entrepris pendant les trois années à venir.

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En attendant, l’État, la mairie de Toulouse et Vinci Autoroutes mettront en place un protocole de gestion censé garantir « la coordination de la mise en oeuvre du schéma d’éclairage ». Enfin, une fois que toutes ces étapes auront été menées à bien, les trois partenaires établiront un diagnostic pour déterminer si la solution adoptée a été la bonne ou s’il faut plutôt tout éteindre – ce qui est peu probable – ou tout allumer. Le moins que l’on puisse dire, c’est que pour un plan d’éclairage public, ce n’est pas très clair.

Du côté de la mairie toulousaine, on se réjouit néanmoins de voir ce dossier avancer et dans le bon sens, puisque Jean-Luc Moudenc était partisan d’un périphérique éclairé :

On a toujours indiqué que l’on souhaitait trouver une solution de sécurisation par l’éclairage sur les point qui le méritaient », rappelle ainsi Emilion Esnault, conseiller municipal délégué à l’Éclairage public. « On voit qu’on avance et des études vont encore être menées sur ce sujet. »

La remise en état de tout le système d’éclairage coûterait 10 millions d’euros

À la décharge des responsables concernés par l’affaire, la question est épineuse. Il s’agit à la fois de préserver la sécurité des usagers et de trouver une solution alternative à la remise en l’état de la structure. En 2015, la Direction Interdépartementale des Routes du Sud-Ouest (Dirso) avait en effet estimé le coût des réparations à dix millions d’euros. La faute aux vols de câbles et à un matériel obsolète.

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Compte tenu de la situation, l’État a accompagné les différents partenaires responsables du périphérique toulousain dans l’établissement d’un plan pluriannuel d’investissement. Une démarche suivie d’un rapport technique du Centre d’étude et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement, qui n’a pas été rendu public. Ces deux étapes ont permis à la préfecture de Haute-Garonne et à la mairie de Toulouse de prendre la décision, qui est tombée vendredi 17 mars.

Michael Ducousso

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