Ils font Toulouse Une jeune Toulousaine aux Nations unies pour lutter contre l'armement nucléaire

Marion, une jeune Toulousaine de 26 ans, a participé à un groupe de travail sur le désarmement nucléaire aux Nations unies, du 22 au 26 février. Récit.

Publié le : 03/03/2016 à 08:58
Capture-decran-2016-03-02-a-18.17.09.png
Marion (deuxième en partant de la gauche), jeune Toulousaine de 26 ans, a participé pendant quatre jours à un groupe de travail sur le désarmement nucléaire à Genève. (Photo : ICAN Youth)

Elle n’a que 26 ans, et pourtant, cette jeune Toulousaine vient de passer quatre jours au siège européen des Nations unies, à Genève, pour plaider en faveur du désarmement nucléaire. Accompagnée de quatre autres Françaises, Marion a participé aux premières réunions du Groupe de travail sur le désarmement nucléaire, créé par l’Organisation des Nations unies en décembre 2015.

Près de 90 États étaient présents et beaucoup se sont naturellement prononcés en faveur d’un traité d’interdiction des armes nucléaires. Nous déplorons simplement que la France continue de s’entêter à ignorer ces discussions, explique la jeune femme, membre d’ICAN Youth, branche du collectif ICAN France (Campagne Internationale pour Abolir les armes nucléaires).

L’engagement de cette jeune Toulousaine naît d’un constat : chaque année, des sommes colossales sont investies dans l’armement par les États, détournant ainsi des ressources financières qui pourraient mises au service du développement des pays.

« J’ai eu envie de prendre part à ça »

Un constat qui l’amène à rejoindre ICAN Youth, un projet du collectif français éponyme destiné aux jeunes, et favorisant une approche humanitaire du désarmement nucléaire.

J’ai travaillé pour différentes ONG sur des questions de désarmement depuis mon stage de fin d’études, en 2012, et je me suis rendue compte qu’en France, le nucléaire est un parti pris. Ça m’a sensibilisée à des questions auxquelles je ne m’intéressais pas particulièrement et j’ai eu envie de prendre part à ça, explique la jeune femme.

La question du désarmement n’est pourtant pas étrangère à cette ancienne élève de Science Po Toulouse. Aujourd’hui, elle travaille à l’Observatoire des mines et des armes à sous-munitions, également établi à Genève, où elle effectue des recherches sur les financements alloués par les États pour participer au déminage et pour dresser un panorama des avancées faites dans ce domaine.

Étendre le débat

De cette première session du Groupe de travail sur le désarmement nucléaire qui s’est tenu à Genève, en présence de près de 90 États et de membres de la société civile, Marion dresse un constat plutôt satisfaisant : « Il y a eu une interaction très intéressante  entre les États, qui sont loin d’être tous d’accord, et la société civile, qui pouvait vraiment participer au débat ».

Ce débat, la jeune Toulousaine aimerait l’étendre davantage aux jeunes de sa génération : « On veut vraiment créer une bulle de dialogue auprès des jeunes. À la faculté ou aux informations, on parle très peu de la question du nucléaire ». Pourquoi pas en amenant même la tournée des facs, évènement organisé par le collectif pour sensibiliser les jeunes, à Toulouse…

Photo de Mylène Renoult

Mylène Renoult

Captcha en cours de génération.....Version audio
Changer l'image