Actualité Guillaume Pepy à Toulouse : ce que l'on peut attendre de la visite du président de la SNCF

Le président de la SNCF débarque à Toulouse, mercredi 19 avril 2017, dans un contexte tendu. Lancée par la mairie, une pétition a recueilli 25 000 signatures en faveur du TGV.

Publié le : 19/04/2017 à 07:17
Guillaume Pepy, président de la SNCF, est attendu à Toulouse. (Photo Flickr)
Guillaume Pepy, président de la SNCF, est attendu à Toulouse. (Photo Flickr)

Un TGV, et vite ! C’est en substance le message d’une pétition lancée par la mairie de Toulouse et qui a franchi le cap des 25 000 signatures.

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Autant dire que la visite de Guillaume Pepy, président de la SNCF, en terres occitanes, mercredi 19 avril 2017, s’annonce particulièrement tendue. Les élus d’Occitanie attendent des paroles et des actes. Carole Delga, Georges Méric et Jean-Luc Moudenc, respectivement présidents de la Région Occitanie, du Département de la Haute-Garonne, et de la Métropole de Toulouse, viennent d’ailleurs d’interpeller les candidats à la présidentielle pour leur demander de respecter les engagements de l’État s’ils sont élus…

Comment concevoir aujourd’hui que la quatrième ville de France soit mise à l’écart de la grande vitesse et de toutes les retombées positives qu’elle entraîne pour le territoire, écrivent-ils.

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La pétition peut-elle influencer le patron de la SNCF ?

Tout est parti d’une petite phrase, celle de Guillaume Pepy, patron de la SNCF, au sujet d’une extension Bordeaux-Toulouse : pour le moment, « il n’y a pas de projet de ligne à grande vitesse en chantier ». De quoi donner quelques boutons d’urticaire aux défenseurs d’une ligne à grande vitesse entre Paris et la Ville rose.

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En déplacement à Toulouse, mercredi 19 avril 2017, Guillaume Pepy ne pourra pas éluder ce dossier…

Après une entrevue à Paris la veille

D’autant que la veille, mardi 18 avril 2017, Jean-Luc Moudenc devait rendre visite à ce même Guillaume Pepy, à Paris, à l’invitation du patron de la SNCF, afin d’évoquer « la desserte ferroviaire de Toulouse », apprend-on du côté du Capitole. Faut-il s’attendre à des annonces pour autant ?

Toujours est-il que cette visite à Toulouse est « programmée depuis plusieurs mois et n’a donc aucun lieu avec la pétition », insiste de son côté le service communication de la SNCF.

Guillaume Pépy présentera les ambitions du Groupe SNCF en Occitanie et son rôle clé en matière de dynamisme économique des territoires, notamment autour de deux axes majeurs : l’emploi et la mobilité.

La SNCF rappelle aussi qu’« elle n’est pas décisionnaire » et qu’« il appartient à l’État et aux élus de prendre les décisions ».

Où en est vraiment ce dossier ?

En juin 2016, l’Etat avait signé la déclaration d’utilité publique (DUP) de la ligne LGV Bordeaux-Toulouse. Objectif : Placer la Ville rose à un peu plus de trois heures de train de Paris en 2024.

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Les recours administratifs ne sont pas encore purgés et une mission de financement doit être mise en place par le ministre des Transports.

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« Il appartiendra donc à l’État et aux élus de prendre les décisions, probablement courant 2018 », a d’ores et déjà expliqué Guillaume Pepy. Bref, la patate chaude est désormais du côté du futur président de la République…

Et en attendant ?

En attendant, la SNCF met en avant la nouvelle offre TGV L’Océane à compter du 2 juillet 2017. Ce sont 15 rames TGV qui seront mises sur les rails. Leur nombre devrait passer à 55 d’ici fin 2020.

Les Toulousains pourront ainsi se rendre à Paris en 4 h 08, contre 5 h 25 auparavant. Les billets sont déjà en vente sur le site de la SNCF.

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Comptez 36 euros (billet Prem’s), à titre d’exemple, pour un voyage Toulouse-Paris le 10 juillet 2017, à 18 h 51, avec une arrivée prévue à 23 h 08 en gare Montparnasse. Temps de trajet : 4 h 17. On est déjà très loin des 6 h 38 en train Intercités, via Limoges…

Hugues-Olivier Dumez

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