Actualité Sollicité par Édouard Philippe, Jean-Luc Moudenc refuse d'entrer au gouvernement

Approché par le Premier ministre en vue de la constitution du gouvernement, J-L. Moudenc reste fidèle à Toulouse, comme il l'avait indiqué dans ses vœux aux Toulousains début 2017.

Publié le : 17/05/2017 à 09:18
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Jean-Luc Moudenc fait partie des amis du nouveau Premier ministre Édouard Philippe. (Photo : archives Côté Toulouse)

Selon une information révélée par le quotidien régional, mardi 16 mai 2017, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a été contacté par le Premier ministre Édouard Philippe en vue de la constitution du gouvernement.

Un coup de fil tardif, lundi 15 mai en soirée, que confirme le premier édile de la Ville rose, mais qui ne constitue pas, selon lui, un événement :

L’événement aurait été que je discute d’un ministère avec Édouard Philippe et que je l’accepte ! Cela n’a pas été le cas. Conformément à ce que j’ai dit lors de mes vœux aux Toulousains en janvier 2017, je souhaite me consacrer pleinement à la ville de Toulouse. Je l’ai tout simplement rappelé au Premier ministre, indique Jean-Luc Moudenc à Côté Toulouse.

Il appelle à « répondre à la main tendue » de Macron

Ce même lundi 15 mai, Jean-Luc Moudenc a signé un appel lancé par 22 personnalités du parti Les Républicains « à répondre à la main tendue d’Emmanuel Macron ».

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« Plutôt que les anathèmes, les caricatures, les exclusions, nous demandons solennellement à notre famille politique d’être à la hauteur de la situation de notre pays et de l’attente des Français, qui, au lendemain de l’élection d’Emmanuel Macron, attendent de nous d’être au rendez-vous de l’intérêt général. La droite et le centre doivent prendre la mesure de la transformation politique qui s’opère sous ses yeux », indiquent les signataires parmi lesquels figurent Nathalie Kosciusko-Morizet, députée de l’Essonne, Gérald Darmanin, maire de Tourcoing, Christian Estrosi, maire de Nice.

Plusieurs observateurs de la vie politique ont déduit de cette démarche que le maire de Toulouse tentait de renforcer sa position de « ministrable ». L’intéressé a rapidement coupé court aux allégations et suppositions sur les réseaux sociaux :

« Il n’y a aucune arrière-pensée, je crois que nous devons entendre l’expression démocratique des Français. Et c’est dans cet esprit que je continuerai de soutenir avec force nos candidats LR et UDI aux élections législatives des 11 et 18 juin 2017 », appuie Jean-Luc Moudenc.

Ce positionnement n’emporte pas, en tout les cas, l’adhésion de plusieurs candidats de la droite républicaine…

Photo de Pascal Pallas

Pascal Pallas

Editeur / Rédacteur en chef
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