Politique Présidentielle. La droite de Haute-Garonne fait front uni derrière le candidat François Fillon

Après quelques valses-hésitations, toute la droite de Haute-Garonne est désormais regroupée derrière François Fillon dans le cadre d'un comité de soutien, lancé mardi 14 mars 2017.

Publié le : 15/03/2017 à 16:55
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Jean-Marie Belin (à gauche), délégué général de la campagne de François Fillon à Toulouse, a lancé son comité de soutien du candidat avec d'autres personnalités de la droite haut-garonnaise. (Photo : DR)

Mardi 14 mars 2017, le candidat Les Républicains à la présidentielle, François Fillon, a été inculpé pour « détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de biens sociaux et manquements aux obligations de déclaration à la Haute autorité sur la transparence de la vie publique ». Cette mise en examen dans l’affaire des soupçons d’emplois fictifs dont aurait bénéficié son épouse, attendue depuis trois semaines mais tombée quelques heures plus tôt que prévu, n’a pas bouleversé outre-mesure la droite haut-garonnaise qui a lancé pratiquement au même moment le comité de soutien local du candidat.

Les valses-hésitations, c’est fini

Une famille politique dont les différentes sensibilités se sont montrées rassemblées après les valses-hésitations d’il y a quelques jours , notamment celles de la député LR Laurence Arribagé et du sénateur UDI Pierre Medevielle.

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Les deux personnalités étaient bien présentes, mardi, tout comme le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, qui a finalement donné son parrainage à François Fillon, lundi 13 mars, la sénatrice Brigitte Micouleau, Christine Gennaro-Saint, la secrétaire départementale des Républicains de Haute-Garonne et Jean-Marie Belin, soutien indéfectible du candidat et délégué général de sa campagne à Toulouse. Seul le sénateur Alain Chatillon était absent et excusé.

De gauche à droite, Pierre Medevielle, Jean-Luc Moudenc, Laurence Arribagé, Jean-Marie Belin, Brigitte Micouleau et Christine Gennaro-Saint ont lancé mardi  mars le comité de soutien de François Fillon en Huate-Garonne - (Photo David Saint-Sernin).
De gauche à droite, Pierre Medevielle, Jean-Luc Moudenc, Laurence Arribagé, Jean-Marie Belin, Brigitte Micouleau et Christine Gennaro-Saint ont lancé mardi mars le comité de soutien de François Fillon en Huate-Garonne. (Photo : Côté Toulouse/David Saint-Sernin)

Jean-Luc Moudenc « tire la sonnette d’alarme »

À six semaines du premier tour du scrutin et alors que l’affaire Fillon a phagocyté le débat démocratique, le comité de soutien a réclamé « à cor et à cris que le débat démocratique puisse enfin démarrer », selon les termes employés par Jean-Luc Moudenc.

Les enjeux sont importants, des questions de fond se posent. Il serait dramatique pour la démocratie française que ce débat soit marginalisé. Or le risque démocratique, celui que les français soient privés de ce débat, existe et je tire ici la sonnette d’alarme, s’inquiète le maire de Toulouse qui a aussi loué les qualités de chef de son candidat.

« La chronique judiciaire a eu une vertu en cela qu’elle a révélée la force de caractère de François Fillon. Face à l’épreuve médiatique, il a démontré sa capacité de leadership. Ce n’est pas un homme en demi-teinte, c’est un homme fort et déterminé. Or, quand on voit l’immensité des défis qui attendent la France, on a besoin d’un capitaine qui tient fermement le gouvernail ».

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Place à la campagne et au programme

Mais plus que la personnalité de son chef, la droite haut-garonnaise a surtout martelé un message qui pourrait se résumer ainsi : « Place à la campagne, place au programme ».

Visiblement pressées d’aller se confronter au ressenti des français sur le terrain, le comité de soutien annonce la couleur : « Une campagne de combat, notamment au cours des deux prochaines semaines qui seront décisives», selon les mots de Laurence Arribagé.

Jean-Marie Belin évoque lui les thèmes qui seront mis en avant sur le terrain et qui sont donc particulièrement travaillés par les groupes thématiques mis en place : la santé, la sécurité, l’immigration, l’entreprise, l’agriculture…

La mise en examen tout juste derrière eux, « un non-événement » selon Laurence Arribagé, le comité de soutien veut se mettre en mouvement uni, et désormais de façon disciplinée, derrière François Fillon, « le seul capable de porter un projet de réforme courageux », dixit Brigitte Micouleau.

Au menu :  tractage sur les marchés et dans les boîtes-aux-lettres avec la conviction forte que cette campagne, peut-être la plus mal engagée de l’histoire de la Ve République pour un candidat, peut encore rebondir et que s’appuyant sur son socle d’électeurs, il pourra finalement l’emporter.

Pour l’heure, pas de meeting prévu à Toulouse d’ici le premier tour

Jean-Marie Belin évoque pêle-mêle les nouveaux soutiens venus de la société civile, le socle des soutiens de la primaire qui résiste, et un moral des militants reparti à la hausse.

La mobilisation militante est forte et il y a une relation charnelle entre ces militants et François Fillon. Tous ont envie de toucher Jésus (François Fillon, ndlr), indique-il maniant l’image christique.

Ces supporters pourront-ils le toucher à Toulouse ? Pour l’heure, aucune date de meeting du candidat n’est prévue dans la Ville rose d’ici le premier tour, même si la porte n’est pas tout à fait fermée.

« François Fillon est très demandé par de nombreuses villes et il va aussi se concentrer sur ses prochaines émissions télévisées et les débats politiques qui vont débuter », indique Laurence Arribagé.

Photo de David Saint-Sernin

David Saint-Sernin

Journaliste
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