Policier agressé au couteau à Toulouse : ce que l'on sait

Après l'agression au couteau d'un adjoint de sécurité dans un commissariat de Toulouse, on en sait un peu plus sur le déroulement des faits. Le point.

Dernière mise à jour : 02/09/2016 à 10:21
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Le commissariat où se sont déroulés les faits a été fermé dans l'après-midi (Photo Côté Toulouse Delphine Russeil)

Un adjoint de sécurité a été agressé mardi 30 août 2016 à l’accueil du commissariat de la rue du Rempart-Saint-Etienne, dans le centre-ville de Toulouse. Les faits ont débuté à 14 h 05 quand un individu s’est présenté au commissariat pour un dépôt de plainte suite au vol de son téléphone. N’ayant pas le numéro de série sur lui, la fonctionnaire qui l’a reçu lui a proposé de repasser. Ce qu’il fait à 14 h 25.

L’homme s’en serait alors pris immédiatement à un adjoint de sécurité qui lui tournait le dos. Il se serait jeté sur lui pour l’égorger avec un couteau de cuisine qu’il dissimulait dans son dos. Les collègues de l’adjoint de sécurité ont réagi dans l’instant et tenté de le maitriser. C’est dans cette mêlée que l’homme aurait tenté de subtiliser l’arme de l’un des fonctionnaires avant d’être maîtrisé.

Pronostic vital non engagé

L’adjoint de sécurité âgé de 21 ans, a reçu un coup à la gorge. Pris en charge rapidement par les secours, il a été transporté au CHU pour recevoir des points de suture. Ses jours ne sont pas en danger.

Afin de faciliter les premières constatations effectuées par la police judiciaire, saisie de l’enquête, le secteur a été bouclé pendant près de deux heures.

Peu avant 16 h 30, la circulation a pu reprendre sur cet axe proche de la préfecture de Haute-Garonne.

Pas de revendication

D’après Didier Martinez, le secrétaire général régional du syndicat Unité SGP-Police, sollicité par Côté Toulouse, « l’agresseur n’aurait pas parlé au moment des faits. Ce n’est qu’une fois interpellé qu’il se serait exprimé mais ses premières déclarations étaient très confuses ».

À 17 h, le procureur de la République Pierre-Yves Couilleau a précisé ces derniers éléments ainsi que le profil de l’individu.

Peu après son interpellation, l’individu aurait ainsi déclaré : « J’en ai marre de la France, de ce pays ». Le procureur a précisé qu’aucune revendication n’avait été prononcée et que l’homme, âgé de 31 ans, n’était pas fiché S.

Problèmes psychiatriques connus

Né à Alger mais de nationalité française, l’agresseur était connu de la justice dans le cadre de deux affaires. La première concernait des tags inscrits sur un commissariat de Toulouse où l’individu était soupçonné d’avoir inscrit « Affaire Merah = Sarkozy+DCRI = Terrorisme ». La seconde concernait des violences contre des policiers et une synagogue toulousaine attaquée au cocktail molotov.

Dans les deux cas, les affaires ont été classées sans suite. En effet, après expertise psychiatrique, les médecins ont estimé que le trentenaire souffrait « d’une abolition du discernement ».

Hospitalisé à de nombreuses reprises, l’individu était sorti de son dernier séjour en février 2016, a indiqué le parquet de Toulouse.

Une enquête, confiée au Service régional de police judiciaire de Toulouse, a été ouverte pour tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique.

Photo de Xavier  Lalu

Xavier Lalu

Journaliste, chef de projet à Côté Toulouse
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