Les grands projets qui vont transformer le centre-ville de Toulouse entre 2015 et 2020

Les projets d'aménagement du centre-ville de Toulouse sur la période 2015-2020 ont été dévoilés lundi 2 mars 2015. Tour d'horizon.

Dernière mise à jour : 18/10/2016 à 14:26
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Dès cet été, un restaurant flottant pourrait voir le jour Quai de Tounis ( Photo Joan Busquets )

Le 2 mars, l’architecte catalan Joan Busquets et le président de Toulouse Métropole Jean-Luc Moudenc ont présenté les grands projets d’aménagements du centre-ville, pour la plupart prévus dans les cinq ans à venir, d’un coût estimé à 65 millions d’euros. Zoom sur les principaux projets.

Daurade, Viguerie, quai de Tounis : retour vers la Garonne

Lancée sous le mandat de Pierre Cohen, l’ouverture vers la Garonne va s’accentuer autour de trois pôles majeurs : le Port Viguerie, la Daurade et le quai de Tounis. Pour le premier, « un espace formidable mais difficile d’accès », estime Joan Busquets, l’esprit de continuité et le lien vers Saint-Cyprien doit primer. Les aménagements devraient être livrés en juin 2017 tandis qu’une étude autour de la création d’une piscine flottante va être menée. « Ça existait à Toulouse il y a 50 ans… », rappelle l’architecte.

À la Daurade, les pistes cyclables le long de la Garonne seront prolongées et un ponton d’amarrage sera créé.

« La plaisance à finalité touristique est intéressante. Mais on ne fera pas des navettes-bus. Des études ont déjà montré que ce n’était pas assez rentable », avance Jean-Luc Moudenc, qui veut renforcer les liens entre la Daurade « et les quartiers historiques », mais aussi avec un centre-ville porteur de quelque 10 000 emplois selon le Capitole.

C’est au quai de Tounis que ça va bouger le plus avec, là aussi, la construction d’un ponton d’amarrage d’ici 2019. Et dès cet été, un restaurant flottant pourrait voir le jour. « Ce serait magique ! », s’enthousiasme le maire de Toulouse.

Place Saint-Sernin : la révolution !

C’est l’un des plus gros morceaux du centre-ville, autour du joyau que représente la basilique. En octobre dernier, Joan Busquets parlait de « mettre en valeur ce monument en évoquant le passé par des éléments contemporains ».

Résultat : l’espace du cloître du Moyen-Âge sera reconstitué en un espace public et de verdure pour « reévoquer l’histoire de cet endroit », poursuit Joan Busquets. « La grille autour de l’édifice sera supprimée », indique Jean-Luc Moudenc, tandis que les 130 places de parking seront réduites « à leur portion congrue ». L’utilisation du stationnement restant sera soumise à la concertation avec les riverains.

À proximité, le patrimoine de l’hôtel du Barry, qui fait partie du lycée Saint-Sernin, sera accessible au public. L’aménagement de la place Saint-Sernin doit être le prolongement naturel de la rue du Taur, dont la piétonnisation est un grand succès.

Matabiau-Bayard, nouvelle centralité ?

« La nouvelle rue Bayard doit être au point en 2019 ». Sur ce sujet, Jean-Luc Moudenc est on ne peut plus clair. L’axe Bayard-Matabiau, en prolongement de la rue Alsace-Lorraine et jusqu’au parvis de la gare, se doit de muter et de donner une autre image de la ville que celle prodiguée aux touristes et gens de passage en sortant de la gare…

« La puissance de l’hyper-centre, c’est de s’ouvrir », théorise Joan Busquets, qui annonce, pour la rue Bayard, l’élargissement des trottoirs et de la végétalisation pour favoriser les commerces et le résidentiel.

Quant au projet de Toulouse- Euro-Sud-Ouest, il verra le jour indépendamment de l’arrivée de la Ligne à grande vitesse (LGV), projet qui a connu des soubresauts ces derniers jours. « Les études pour le projet de Matabiau seront achevées à la fin de l’année », conclut Jean-Luc Moudenc.

Saint-Pierre en cours, la place du Salin en réflexion

La grande nouveauté du projet 2015-2020 est la réflexion enclenchée autour de la place du Salin. Une « innovation » même pour le maire UMP de Toulouse. « Les travaux sont totalement terminés autour du Palais de Justice. Il faut travailler cette entrée de ville plus discrète mais importante ». Une réflexion qui ira de pair avec celle autour de la place du Parlement, reconfigurée depuis l’arrivée du tramway en décembre 2013.

Autres projets plus lointains, relégués à l’après 2020 : le lancement d’études pour la place Esquirol et le parvis des Augustins. Tous ces projets ne doivent pas faire oublier que certains travaux continuent. Comme ceux de la place Saint-Pierre. Après la livraison des marches en bord de Garonne au printemps 2014, la rénovation des réseaux devrait durer encore quatre mois avant une deuxième étape (terrassement, pose de pavés, du mobilier urbain, de nouveaux arbres) qui débutera cet été pour s’achever à l’été 2016.

Photo de Anthony Assemat

Anthony Assemat

Journaliste, chef d'édition à Côté Toulouse
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