Baccalauréat : comment se préparer sans stress et quelques conseils aux parents

Les épreuves écrites du bac démarrent le 17 juin. Voici les conseils d'une enseignante en philosophie pour être efficace, pendant les révisions et le jour J, et éviter le stress.

Dernière mise à jour : 01/07/2015 à 10:54
bac ©-Richard-Villalon-Fotolia
Comment préparer au mieux les épreuves du Bac, sans stress (©-Richard-Villalon-Fotolia)

« Ils ne sont déjà plus élèves : ils sont candidats. On leur a tout donné pendant l’année, et là, on les lâche ; ils sont en autonomie. » Professeur de Terminale et examinatrice, Nathalie Serre enseigne la philosophie au lycée Pierre-Paul-Riquet de Saint-Orens, et elle connaît bien les appréhensions que peuvent éprouver les élèves, à l’aube du grand examen.

Il y a deux grands dangers : trop de fatigue, et trop de stress.

Pour éviter ces écueils, il y a quelques conseils à suivre.

Avant le bac

  • Construire ses révisions. Nathalie Serre conseille d’élaborer « un programme très précis, jusqu’à la fin ». Six heures de travail par jour, c’est raisonnable. Et surtout :
  • Le dernier jour, on ne travaille pas.
  • Se détendre. Ça tombe presque sous le sens, mais ce n’est pas si évident à faire : « Il faut être concentré pour réviser. » Et pour garder une bonne capacité de travail, il faut savoir s’accorder des pauses. Nathalie Serre conseille de « sortir, marcher, faire du sport, voir les copains, pour rire, prendre du recul ». En bref, se détendre, mais éviter les écrans : de télévision, de console de jeu, d’ordinateur… Ils ne sont pas reposants, et sont « addictifs. Avec eux, on perd plus de temps que prévu ».
  • S’attaquer en premier à ses faiblesses. C’est la bonne stratégie à adopter pour les révisions. Pour le reste, il faut se faire confiance : « Quand on a révisé toute l’année, on est prêt. » Le candidat doit se rappeler le sens du mot “révision” :
  • On ne réapprend pas, on réactive ce que l’on a déjà vu.

Et aux touristes scolaires qui n’ont pas fait grand chose de l’année, Nathalie Serre conseille au moins de « lire les cours, comme un roman, et de s’y intéresser. Il vaut mieux y aller avec le goût plutôt qu’aux forceps. »

Le jour de l’épreuve

Surtout, ne pas oublier d’apporter :

  • À boire. « Surtout s’il fait chaud, ne pas oublier une boisson, de préférence de l’eau. »
  • À manger. Pour éviter le coup de barre et s’accorder une mini-pause pendant l’épreuve. Au menu : « Quelque chose qu’on aime, et qui ne dérange pas les autres. » À éviter donc les chips, emballages bruyants, aliments odorants… On choisira plutôt une barre de céréales. Quatre heures d’épreuve, c’est long, mais pas tant que ça : inutile d’emmener un pique-nique complet !
  • Sa convocation et une pièce d’identité !
  • Des fiches de révisions ? Pour Nathalie Serre, les fiches récapitulatives à consulter juste avant l’épreuve tiennent plutôt du “grigri” que de la révision. Elle conseille plutôt de prendre une journée de repos et de bien dormir avant l’examen.
  • Des stylos, et éventuellement le matériel spécifié pour certaines épreuves.
  • Une montre. Sans leur téléphone, interdit d’examen, certains risquent d’avoir du mal à gérer l’heure. « Il n’y a pas toujours d’horloge dans les salles d’examen, et on ne vous autorisera pas à regarder la montre du voisin. »

Il est préférable d’arriver un peu en avance, pour être sûr d’avoir le temps de trouver la salle. « L’idéal, si on passe le bac dans un établissement qui n’est pas le sien, c’est de faire une reconnaissance : un aller-retour pour évaluer le temps nécessaire pour s’y rendre et éventuellement demander à entrer dans l’établissement pour repérer les salles. »

Spécial philo

Le bac général et technologique commence avec l’épreuve de philosophie. Une discipline qui fait un peu peur à certains. Ils ne l’ont étudiée que pendant un an, en Terminale.

« Les candidats sont souvent intimidés. Ils sont modestes. C’est bien, mais ils doivent se dire qu’en une année de cours, ils ont acquis un peu de « métier » : on ne leur demandera pas plus. » Il vaut mieux compter sur les connaissances acquises en cours (idées, notions, auteurs) plutôt que sur l’inspiration…

Nathalie Serre conseille de ne pas prendre plus d’un quart d’heure pour choisir entre les différents sujets proposés, et d’opter pour celui « sur lequel on a des bases », puis de « le prendre en main ». « La connaissance du cours va permettre de se sentir plus libre. » Le but,  c’est de nourrir, avec des idées, des auteurs vu pendant l’année, un raisonnement.

« On s’engage dans le plan » : c’est là que le candidat va démontrer sa capacité d’analyse. Le plan détaillé mérite qu’on y consacre une heure, une heure et quart.

Dernier point à soigner tout particulièrement : la conclusion ! « Là, on est seul ! Il faut être capable de faire une proposition sur le problème posé. » Une étape déterminante : « C’est la dernière chose que le correcteur va lire. La conclusion doit être intéressante, et montrer que le candidat a été au bout de son raisonnement. » Et si on manque de temps, « mieux vaut sauter quelques lignes de la dernière partie, et proposer quelque chose. La conclusion, c’est primordial ! »

Conseils aux parents

Le bac, c’est souvent toute la famille qui le passe. Aux parents des candidats, « qui savent en général se montrer discrets », Nathalie Serre recommande :

Nourrissez les biens. Pensez à faire le plein d’essence avant de les conduire. Ne manifestez pas votre stress. C’est trop tard pour leur mettre la pression ! Et achetez-leur une montre…

Gwendoline Kervella

Captcha en cours de génération.....Version audio
Changer l'image