Insolite Perdu près de Toulouse, un chat est retrouvé à 855 km de chez lui... et rentre en covoiturage

Loupic, un jeune chaton, s'était enfui du domicile de sa propriétaire près de Toulouse, en juillet 2015. Un an et demi plus tard, il est retrouvé à Arras, dans le Nord. L'histoire.

Publié le : 21/01/2017 à 10:27
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Loupic, un chaton perdu il y a un an et demi à Toulouse, a été retrouvé à Arras (Pas-de-Calais). Il est rentré en covoiturage. (photo d'illustration © Pixabay / chimge_go)

Le chat aura parcouru près de 900 kilomètres… avant de rentrer en covoiturage. Le 23 décembre 2016, la propriétaire de Loupic n’en revenait pas : un an et demi plus tard, elle a retrouvé son matou, perdu le soir du 14 juillet 2015. Parti de Toulouse, il a été retrouvé à Arras (Pas-de-Calais) par la Société protectrice des animaux (SPA) locale. Il est rentré dans la Ville rose à la fin de l’année 2016. Une belle histoire, qui n’aurait peut-être pas connu une fin heureuse sans un généreux automobiliste.

Il s’était déjà échappé

L’histoire remonte à 2015. Au printemps, l’École du chat libre de Toulouse Mirail retrouve le jeune Loupic, âgé de six mois, à Muret (Haute-Garonne). Le matou était passé, tout seul, de l’autre côté de la Garonne. Comment ? Mystère. L’association l’avait récupéré puis tatoué, avant de le présenter à une exposition dans un magasin animalier de Portet-sur-Garonne. C’est alors qu’une habitante de la commune tombe sous son charme et l’adopte. Tout se passe à merveille, jusqu’à ce que la folie des voyages ne reprenne le félin.

Le soir du 14-Juillet, Loupic, alors chaton, aurait été effrayé par le bruit des feux d’artifice. Il s’enfuit par les toits, ce qui n’inquiète pas particulièrement sa propriétaire, qui le sait habitué des escapades. Jusqu’alors, le jeune félin était toujours revenu. Mais là, pas de nouvelles. Elle le déclare perdu, interpelle la SPA de Toulouse, la fourrière… et l’École du chat libre, toujours officiellement propriétaire de l’animal. Puis, en décembre 2016, surprise : l’École du chat libre reçoit un appel de la SPA d’Arras.

Un automobiliste généreux

La SPA d’Arras nous a appelé, pour nous prévenir qu’ils avaient vu un chat, qui errait sur un parking depuis plus d’un mois. En l’examinant, ils ont découvert son tatouage et sont remontés jusqu’à nous, explique Monique Lopes, la présidente de l’École du chat libre de Toulouse-Mirail.

Se pose alors la question du trajet : comment récupérer le matou, qui se trouve à plus de 800 kilomètres de distance ? « Si vous ne pouvez pas venir le chercher, on peut toujours le placer », glisse la SPA d’Arras. Un plan B, mais impensable pour la propriétaire de Loupic.

Avec Monique Lopes, elles se mettent alors en quête d’une solution. Après deux semaines de recherches, la propriétaire du chat s’inscrit sur Blablacar. Sur le site de covoiturage, elle trouve un automobiliste, ingénieur informatique de profession, qui partait de Tourcoing (Nord) et se rendait à Labège, en acceptant de faire un détour par Arras pour récupérer la boule de poils.

Un nouveau chat à la maison

S’en est ensuite suivi un voyage d’une douzaine d’heures pour Loupic, qui devait arriver le 23 décembre à 3 h du matin à Labège. Mais le brouillard n’aidant pas, le voyage a duré plus longtemps que prévu et l’automobiliste n’a pas pu arriver à bon port avant 8 h.

Le malheur, c’est qu’on ne sait toujours pas ce qu’il a fait pendant un an et demi, cet animal. La SPA d’Arras se trouvant dans une zone industrielle, il a très bien pu arriver par camion. Mais quelqu’un a dû s’occuper de lui là-bas, parce qu’il est rentré en bonne santé, pas amaigri. Gentil comme il est, il n’a peur de personne en plus, il a très bien pu se faire embarquer, souffle Monique Lopes.

Le dénouement est en tous cas heureux, car Loupic a pu retrouver sa maison. Mais, entre temps, sa propriétaire avait adopté un deuxième chaton, prénommé Willy. « Ce dernier a bien grossi en un an et demi, elle avait peur que ça ne passe pas entre les deux », précise Monique Lopes. Mais les deux félins semblent bien s’entendre. Une histoire qui montre aussi « l’importance de tatouer ses animaux », achève la présidente de l’École du chat libre de Toulouse-Mirail.

Alice Patalacci

Journaliste à Côté Toulouse.
Captcha en cours de génération.....Version audio
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