Actualité Café Populaire, le Filochard... voici les établissements obligés de fermer à 22 h, à Toulouse

Pour cause de nuisances sonores, cinq établissements ont été sanctionnés par la mairie de Toulouse. Depuis lundi 13 mars 2017, ils sont obligés de fermer à 22 h durant une semaine.

Publié le : 14/03/2017 à 13:58
La Commission communale des débits de boissons (CCDB) a sanctionné plusieurs établissements, à Toulouse. (Photo Pixabay)
La Commission communale des débits de boissons (CCDB) a sanctionné plusieurs établissements, à Toulouse. (Photo Pixabay)

Le couperet est tombé. Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, a signé des arrêtés de fermeture anticipée pour cinq lieux de nuit de la Ville rose. Et ce durant une semaine.

Depuis lundi 13 mars 2017, les établissements concernés sont obligés de fermer à 22 h au lieu de 2 h pour cause de nuisances sonores répétées.

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Trois bars toulousains sanctionnés

Trois bars toulousains ont été sanctionnés. Le Café Populaire (rue de la Colombette), le Filochard (Pont-Neuf) et le ça va Aller (Purpan) font l’objet d’un arrêté de fermeture anticipée. Le Café Populaire et le Filochard ont d’ores et déjà communiqué sur leur page Facebook.

De son côté, le bar ça va Aller confirme à Côté Toulouse avoir reçu l’arrêté de fermeture anticipée. Obligé de fermer avant 22 h, l’établissement a fait le choix de ne pas ouvrir cette semaine.

Selon nos informations, une boîte de nuit, le Loft Club (Ponts-Jumeaux) fait également l’objet d’un arrêté de fermeture anticipée. Contacté par Côté Toulouse, le patron du Loft Club n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

Une épicerie figure aussi dans la liste. Il s’agit de l’épicerie d’alimentation générale de la Grande Rue Saint-Michel.

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Le maire de Toulouse semble donc avoir suivi l’avis de la Commission communale des débits de boissons (CCDB) qui s’était réunie, vendredi 3 mars 2017, sous la présidence de l’adjoint au maire chargé de la Sécurité, Olivier Arsac, et en présence de différents élus, mais aussi des représentants des syndicats professionnels UMIH (Union des métiers des industries de l’hôtellerie) et Synhorcat (Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs), ainsi que de la Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse.

En cas de récidive en matière de troubles à l’ordre public, l’établissement sera de nouveau visé par un arrêté de fermeture anticipée de 15 jours à 21 h, puis encore de 30 jours à 20 h, détaille Olivier Arsac, adjoint au maire de Toulouse, en charge de la Sécurité.

Entre 20 et 30 bars qui posent problème

La commission a été mise en place sous ce mandat. « Nous nous sommes inspirés de ce qui se pratiquait déjà à Bordeaux », confie Olivier Arsac. « Sur 900 bars que compte Toulouse, entre 20 et 30 établissements posent problème. Avec ce dispositif de fermeture anticipée, l’effet dissuasif est plus fort que le simple PV… »

Au total, treize établissements sont passés devant la commission. L’élu toulousain souligne que la grande majorité des bars « ont fait preuve de bonne volonté ». Et de prendre l’exemple de gérants voisins se concertant afin de proposer ensemble à la commission des mesures concrètes « pour mettre fin aux troubles constatés » : portiers à l’entrée, fermeture de la terrasse avant 22 h…

Outre l’arrêté de fermeture anticipée, quatre autres établissements ont reçu – dans un premier temps – une simple mise en demeure.

Hugues-Olivier Dumez

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